Après une enfance tranquille sur les rives du fleuve Saloum, au Sénégal, Marie passe une adolescence sans remous au bord du canal de Béthune (Pas-de-Calais). S'ensuivent des études d'histoire le long de la Deûle, à Lille. Puis se fut l'émigration vers la Belgique, terre d'accueil, où elle traversa chaque jour la Meuse pour se rendre au Conservatoire Royal de Liège. De l'eau coula encore sous les ponts, avant qu'elle s'en aille pour Bruxelles, le diplôme glissé dans la poche de sa doudoune, pour y tenter sa chance.

Elle travailla pour Isabelle Pousseur et Daniel Danis, les Ateliers de la Coline, et les Nuits Claires, entre autres.

Il lui démangeait de jouer à la poupée. Mais on lui dit qu'elle n'avait plus l'âge. Elle rencontra alors Karine Birgé qui jouait beaucoup à la poupée (il y a longtemps la grand mère de Karine avait une usine de poupées...). C'est là que tout commença.

Elle tordit alors le cou à son bovarysme, suivit Carmen dans ses périples, et finit misérable.

Pour résumer, Marie finit par se consacrer entièrement à la compagnie Karyatides (et à son foyer, bien sûr!). Et elle s'en trouve bien.  Elle voudrait parfois changer de vie, mais elle hésite.