Les Géants
Une adaptation très libre de l’œuvre de François Rabelais en théâtre d’objet
Dossiers & Espace pro
Chez les Géants, on mange jusqu’à plus soif, on pète, on règne étrangement, on exploite le bon peuple, on prend conseil, on en fait qu’à sa tête, on s’torche, on triche au jeu, on pense cul par-dessus tête, on prend le large pour chercher un idéal, on échoue sur des rivages inconnus, on brasse du vent, on s’attaque à la source du problème, on s’dégonfle, on provoque de joyeux cataclysmes, on remange, on chevauche le fantastique, on frôle le mauvais goût et on prend des vessies pour des lanternes.
Une satire rabelaisienne cuisante sur la crudité du monde, où l’espoir d’un monde meilleur finira par avoir raison des constipés du changement.
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Prix de la Ministre de la Culture / Rencontres Théâtre jeune public de Huy 2023
Dans la presse
Sans esquiver les facettes scatologiques de l’œuvre, la pièce distille aussi des allusions plus politiques à la surconsommation et à l’abus de pouvoir.
Après Carmen, Les Misérables ou la si délicate Madame Bovary, la compagnie s’attaque à Rabelais (1494-1553), autre monument de la littérature, à son univers grossier et truculent pour péter en toute liberté et provoquer de joyeux cataclysmes.
En outre, une fable écolo politique, adaptée à notre époque, fait écho aux préoccupations de l’écrivain humaniste, grand défenseur de la culture paillarde et rigolarde en opposition aux abus de pouvoirs princiers. (…) Cette nouvelle mise en scène de Karine Birgé séduit surtout par son univers poétique, ses trouvailles subtiles, sa maîtrise de la technique, proche parfois de la magie nouvelle et cette étrangeté qui permettait d’entendre les mouches voler dans le public.
Un script politique, mais pas politiquement correct où les flatulences résonnent en écho aux angoisses persistantes et où un ver solitaire tamise la solitude intestinale du corps qu’il habite. L’amour n’est donc pas exclu de cette fable déjantée et ouvre le script sur l’espoir d’un monde meilleur aux alliances inattendues.
Ils viennent de nous faire une nouvelle démonstration convaincante de la magie de ce théâtre-là.
(…) Rabelais n’a aucune limite: ça rote, ça pète, ça défèque, ça se torche. Mais avec un tel enthousiasme que jamais ça n’est vulgaire: c’est épique! La mise en scène de Karine Birgé relève ce défi, énorme et justement maîtrisée dans l’énormité »
« On rit des situations, on rit des absurdités, du surréalisme ambiant, on pouffe comme un enfant-pipi-caca. On est sensible au message humaniste. On est ému par les touches poétiques.
Distribution
Jeu : Cyril Briant et Marie Delhaye (en alternance avec Estelle Franco)
Mise en scène : Karine Birgé
Dramaturgie : Robin Birgé & Félicie Artaud
Création sonore : Guillaume Istace
Musiques additionnelles : Gil Mortio
Scénographie & costumes : Claire Farah
Coordination technique et création lumière : Karl Descarreaux
Collaboration technique : Dimitri Joukovsky
Constructions et interventions techniques : Claire Farah, Karl Descarreaux, les ateliers du Théâtre de Liège, Sébastien Boucherit, Joachim Jannin et Pedro Ferreira Da Silva
Illustrations et graphisme : Antoine Blanquart
Administration et production : Marion Couturier
Une production de la compagnie Karyatides
En coproduction avec Le Théâtre de Liège (BE), Le Théâtre Varia - Bruxelles (BE), La Maison de la Culture de Tournai (BE), Le Trident - Scène nationale de Cherbourg-en-Cotentin (FR), Le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes - Charleville-Mézières (FR), Escher Theater (LU), Pierre de Lune - Centre Scénique Jeunes Publics de Bruxelles (BE), la Coop asbl & Shelterprod.
Avec le soutien du Théâtre les Tanneurs – Bruxelles (BE), de la Maison de la Culture de Ath (BE), du Centre Culturel Braine l’Alleud (BE), du Théâtre La montagne magique (BE), de la Maison de la Marionnette – Tournai (BE), de Quai 41 asbl, de la SACD, de Shelterprod, Taxshelter.be, ING et du Tax-Shelter du Gouvernement fédéral belge.
Réalisé avec l’aide du Ministère de la Fédération Wallonie Bruxelles – Service du Théâtre